Deux fois par mois, des musiciens toujours en duo viennent jouer au chevet des personnes âgées, et leur apporter la joie et le réconfort d’une rencontre personnalisée, adaptée à l’état du moment, au désir et au passé culturel de la personne.
Les rencontres s’improvisent au détour d’un couloir, réunissant plusieurs résidents ou dans un lieu plus sécurisé pour des personnes atteintes d’Alzheimer. C’est l’occasion d’apporter à la personne hospitalisée un temps de plaisir et d’évasion.
Parfois au chevet d’un patient on trouve un parent, un ami, avec qui partager ce moment musical.
Grâce à la musique, l’hôpital devient aussi un lieu de rencontres, où l’on échange ses inquiétudes, où l’on témoigne sa solidarité, où l’on parle culture.
Au fil du temps, ces rencontres musicales régulières ont drainé la création de chant chorale, de projets créatifs, l’ouverture à d’autres domaines artistiques.
Pascale Guérin travaille depuis des années en tant que plasticienne sur les jardins clos des béguines, voici ce qu'elle écrit suite à la proposition de l’association Polysson de " s’adresser à un public, et qui cette fois est privé ou presque de sortie dans un jardin mais qui en a certainement gardé le souvenir d’un travail, aussi des outils utilisés dans le cas d’ une pratique quotidienne, d échanges avec les voisins, d’ animaux, de détails architecturaux, d’odeurs .C’est pourquoi j’ai pensé prendre comme point de départ le principe d’une œuvre collective, autour de l’idée du « jardin clos »,espace intime, lieu d’attachement, qui contiendrait témoignages, inventaires , croquis, à plusieurs mains y compris la mienne pour ceux qui n’en n’ont plus l’usage ,en sollicitant la mémoire , pour aboutir peut-être à un ensemble hétéroclite, sensé éprouver à son tour la mémoire du spectateur, et constituer un mini musée de seconde main.
Dans un atelier d'expression orale avec Véronique Lesergent c’est grâce à la manipulation de différents objets que l’expression est suscitée.
Les objets sont des vecteurs riches pour raconter des histoires. Ils sont concrets, tangibles, maniables et font partie de nos vies.
A chaque séance, l’intervenante à noté les propositions faites par les participants. Ces propositions ont été réécrites et testées la séance suivante.
Les textes sont de courts monologues, de dialogues, de choeurou « d’inventaire à la Prévert ».
Régulièrement, des musiciens, ont participé aux séances et proposé des musiques, des sons, des mélodies pour accompagner les textes, pour soutenir et inspirer
des émotions dans les moments sans paroles.
En 2020 :
Afin que ces textes magnifiques puissent être lus et connus d’un plus grand nombre, nous avons réalisé avec l’aide de Laure Hélène Bourgeois, plasticienne, un livre
d’art.
En continuité de l’atelier d’expression théâtrale à partir d’objets, encadré par Véronique Lesergent et de la réalisation de textes écrits avec les résidents, l’atelier d’Arts Plastiques
a proposé l’illustration de ces écrits.
Le concept de « slow » veut dire ralentir en douceur pour apprécier les moments simples et prendre le temps de vivre.
Le temps de déplier un bras, une main, de bouger lentement la tête, de donner du sens à un mouvement alors que le déplacement est difficile voire impossible, alors que le corps est douloureux. Une sorte de danse butô à l’occidentale, cette danse n'est pas spectaculaire au sens où elle relève d'une introspection, d'une disponibilité au monde.
Une danseuse, Carole Maja, a accompagné et proposé des mouvements, une extériorisation, voire une amplification des émotions, des envies de jeu, de mobilité, nées de l’écoute de la musique.